Monsieur le Président. Paris-Plage a reconquis les quais de Seine, la moitié des visiteurs ont déserté le web, les plus atteints ne consultant guère que leurs e-mails. L’Abbé Vachère, lui-même en vacances, réserve ses rebondissements pour les prochains épisodes. Poitiers ravale ses façades et les hôteliers Tunisiens guettent désespérément le moindre sursaut de reprise. C’est beau une révolution mais de loin. Sur place, ça fait désordre. Rien de tel qu’une vraie dictature bien solide, comme Saint-Domingue ou la Birmanie. Il y a la Corée du Nord aussi dont la stabilité offre toutes garanties, sans parler de Cuba… J’envisagerais bien le Soudan : côté dictature, on dit que c’est très réussi, mais sur le plan, touristique, il parait que ça laisserait à désirer… Si je feins d’en rire c’est évidemment pour ne pas en en pleurer. En Somalie, aujourd’hui, 1,5 million de personnes meurent de faim dont plus de 500 000 en état d’urgence extrême. Autant sont menacées à brève échéance. Au Soudan, 4 millions de personnes vont être forcées de fuir, victimes de la sècheresse et des conflits. 130 000 se pressent déjà aux frontières du Tchad voisin. Un peu partout dans le monde, la situation tragique des Soudanais soulève l’indignation et décide des gouvernements, souvent de pays pauvres, à faire acte de générosité. Nous serions fiers de vous, Monsieur le Président, si vous aidiez les Somaliens et les réfugiés du Darfour, en lâchant quelques bombes de moins sur Tripoli ; en raccourcissant de quelques jours votre ingérence contre Kadhafi et la moitié des Libyens. A raison de cent millions d’€uros gaspillés chaque jour en pure perte, vous sauveriez des centaines de milliers d’enfants, de femmes et de vieillards et vous pourriez même assurer l’instruction des plus jeunes jusqu’à leur majorité… Faut-il que cette décision vous soit soufflée par BHL le guignolo, où suffit-il qu’elle vous soit inspirée par votre conscience et le simple devoir d’assistance humanitaire qui vous incombe ? Permettez-moi, Monsieur le Président, de vous inviter respectueusement à y réfléchir. J’insiste : c’est urgent ! (jpj 24 juillet 2011) Ajoutez un commentaires. (2)






Commentaires
Par ailleurs, je pense que nous n'avons nullement besoin des "prétextes" humanitaires ou pas pour stopper "l'hémorragie financière que nous infligent les bombardements sur Tripoli. Je suis d'accord avec vous: C'est urgent!
Je vous adresse un courriel personnel pour vous proposer une collaboration éventuelle. Cordialement. VTl
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.