photos magazine de jeanpierre jeannin latour

l'émoi des mots, l'échoppe des photos

  • Augmenter la taille de la police
  • Taille de la police par défaut
  • Diminuer la taille de la police

Archives des éditos

Page 1 sur 6

edito du 25 novembre 2012

Envoyer Imprimer
Jp Harcourt COh my Dear ! L’Automne venu, le salon de la photo a fait sortir des bouches du métro parisien les exhibitionnistes de gros télés-objectifs, harnachés à leurs courroies de propagande. Côté fabricants, on continue à compter les pixels au lieu d’avouer leur taille et chez Studio Harcourt on passe au photomaton… Comme une incantation magique, l’enchantement du dernier Edito a effacé la mobylette rageuse des petits matins blêmes qui sabotait mes nuits… Désespérément perdus de vue par cinquante-neuf années d’inconstances réciproques, à jamais partis sans laisser d’adresse, Neville et moi retrouvons, intact, le ruban de nos vies. Oh my Dear !… Dominatrice, déconvenue, Copé en deux, la droite maladroite s’atomise, se pulvérise, se disperse, s’éparpille, façon puzzle… Ici, sans tricherie, le compteur m’enorgueillit d’une bonne douzaine de centaines de visites quotidiennes ce qui reste modeste considérant mon désir de vous séduire et ma volonté de vous garder. () 
Mise à jour le Dimanche, 25 Novembre 2012 16:40
 
 

Edito du 9 octobre 2012

Envoyer Imprimer

Pérou Transports PunoEdit’off

L’enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions. On affirme aussi que l’enfer, c’est les autres. Les autres n’auraient donc que de bonnes intentions ? Il est permis d’en douter. Prenons un exemple : le p’tit con qui me réveille à 5 heures du mat avec sa mobylette d’enfer à tout berzingue pour porter le journal à des gens qui ne se lèveront pas avant 7 heures, alors que moi je n’arrive pas à me rendormir et que –par analogie- je pense aux h’euros qui nous cassent les h’oreilles à longueur de journées, ceux des caissières, des publicitaires, des arbitraires de touche… Touche pas à mes liaisons ! Elles sont ma musique des mots. Ni à mon sommeil, ni à mes rêves, ni à mes potes, ni à mon vélo, ni à mes z'euros !

- “Mais c’est quoi ce délire ? Tu vas publier ça ? “

- “ Non ! Je couperai au montage.”

Mise à jour le Samedi, 20 Octobre 2012 15:28
 
 

Edito du 16 juillet 2012

Envoyer Imprimer

MirebBarTabacTitre 26Au Tabac-PMU de mon village, on refait le monde à coups de blancs-limé en cochant la grille du prochain loto. « Si on veut vraiment que ça change, c’est pas difficile. Y-a qu’à commencer par virer les bons à rien qui nous gouvernent et qui s’en mettent plein les poches. Droite-gauche, c’est tout pareil… et c’est tout ce que j’ai à dire.

Le deuxième sujet de prédilection est introduit par le père Ernest qui affirme d’un ton péremptoire : « C’est pas pour me vanter mais il fait beau hein ! » – « Pour sûr, renchérit Gaston ! Et si ça reste comme ça, on aura encore une belle journée demain, vous verrez c’que je vous dis ! » – « Sauf si le vent tourne ; parce que c’est pas gagné, temporise Jules.

Remarque, qu’il pleuve, moi ça me dérange pas. Ce qui me contrarie, c’est quand il pleut un jour qu’il fait beau… C’est tout de même pas normal que ce soit toujours les mêmes qu’ont le soleil. Et pourquoi que nous autres on paierait autant d’impôts qu’eux?  A la proportionnelle ça devrait être : davantage de soleil, davantage d’impôts ! Tiens, à propos d’impôts : Marie, remets nous donc ça !… Vous verrez qu’un jour ça finira par arriver : une taxe d’ensoleillement et une prime à la pénibilité du climat…

Et pendant ce temps, le Jacques qui n’a rien compris, absorbé qu’il était par l’arrivée de la dernière course, affirme définitivement que « tout ça, c’est la faute aux 35 heures »… (commentaires:1)

Mise à jour le Jeudi, 19 Juillet 2012 15:57
 
 

Edito du 8 mai 2012

Envoyer Imprimer

Penich1as (1973)C'est l'effet numérique. La photographie est un art. Elle exige donc des connaissances culturelles et techniques. Elle suppose l’emploi de matériel sophistiqué et une sensibilité multiple qu’exacerbent le goût, le respect des règles, la pratique et l’expérience. Une part importante du résultat est donc à inscrire au crédit des fabricants, marchands de numériques, appareils, logiciels et autres artifices bardés de codes barres. L’autre est fruit d’inné, de naturel. Fort de ces acquis, il ne peut être question que le premier péquin venu se mette à jouer dans la cour des grands. Les erreurs y deviennent trop grossières, ridicules, prétentieuses et pour tout dire insupportables : laideur, ennui, confusion, décomposition du cadre et pêché suprême,  absence d’émotion. Au fond, tout cela serait pardonnable si on ne nous imposait ces catastrophes à longueurs de réseaux sociaux et sites de partage. A-t-on idée de partager une soupe froide, un brouet clair ou une semelle trop cuite ? C’est, voyez-vous, l’effet numérique ! Tout le monde photographie sans se soucier de l’incommensurable ennui qu’il nous impose en postant ses images. J’en reçois ainsi une bonne cinquantaine par jour qui réussissent à n’avoir ni valeur amicale, informative, artistique, ou émotionnelle… J’efface, je supprime, je bourre ma poubelle virtuelle à laquelle je ne peux même pas mettre le feu. Dispensant des cours photo, de débutants évidemment motivés, à photographes confirmés désireux d’améliorer leurs connaissances et leur pratique, j’ai pensé un jour utiliser ces raclures pour aiguiser le sens critique d’Arnaud, Helham, David, Helliot ou Joice… En vain, car mes élèves en connaissent déjà bien davantage que ces numé-riens. On a découvert récemment quelques centaines de « nouveaux » négatifs de Robert Doisneau. En attendant, je ne me lasse pas d’explorer les plaques de Chambi, le Péruvien du début du 20ème, ou le catalogue de la dernière exposition de Willy Ronis… Que mes amis photographes me pardonnent cette cordiale outrecuidance : combien Doisneau, Chambi ou Ronis ont-ils photographié « d’objets » sans âme, de mannequins sans vie , de personnages tournant le dos, de cubes de glace, de fruits secs ou de vases en cristal ?…(photo de Jp Jeannin Paris 1973) contact@jeanpierrejeannin.fr  Ajouter un commentaire.

Mise à jour le Jeudi, 24 Mai 2012 12:24
 
 

Edito du 19 avril 2012

Envoyer Imprimer


Force Jeune Puno 3919A
Ma cuillère à la marmite. Les lecteurs assidus me savent gré de ne leur proposer que des articles originaux, basés sur des histoires personnelles authentiques, ou des analyses politiques sur lesquelles mon expérience m’autorise à formuler une opinion différente de celle exprimée par les médias que, d’ailleurs, je vous propose aussi de consulter ici, en direct. C’est vous dire que malgré l’importance que revêtent ces présidentielles, je n’ai pas éprouvé le besoin de rajouter ma cuillère à la marmite.

Il est intéressant cependant de souligner les affinités électorales des adhérents aux réseaux sociaux. Bien que figurant moi-même sur Face Book (un click involontaire), j’avoue qu’à part les retrouvailles de quelques exs perdues de vue, je ne vois aucun attrait aux échanges stupides que l’on m’y propose. Moins drôle : un de mes amis, décédé il y a six mois, continue de me souhaiter mon anniversaire et de m’adresser tous les deux jours, des messages idiots. Ne possédant ni son identifiant, ni son mot de passe, mes démarches pour le sortir de là sont sans effet. En tout cas, et ce n’est pas ce détail qui me ferra changer d’avis , les « Fesses » sont acquis au président sortant, ce qui, a priori et même au-delà, laisse augurer d’un évident déficit intellectuel: 600 000 abonnés, contre 82 000 seulement pour Hollande, 70 000 Mélenchon, 53 000 Le Pen et 28 000 Bayrou.

A la même date -11 avril 2012- chez Twitter, Hollande compte 220 000 abonnés et Sarkozy 150 000. Facebook est donc de droite, Twitter de gauche : CQFD. Mélenchon  suscite 70 000 votes, Le Pen 58 000 et Bayrou 100 000. Dupont-Aignan est à peine mentionné. Arthaud, ou Cheminade quasi inexistants. Enfin, lanterne rouge – et le rouge lui va si bien- Philippe Poutou n’a que 36 fans sur Facebook… Je parie qu’il ne s’en plaint pas. <> Apportez vos commentaires sur les Editos archivés, Ici.

Mise à jour le Vendredi, 27 Avril 2012 09:48
 
 

Edito du 28 mars 2012

Envoyer Imprimer

dalil-richard-150x125Ceux qui nous ont offensés. Lorsqu’il ne se passe rien d’important dans le monde, il serait logique que les médias réduisent leur couverture, rétrécissent leurs colonnes, et diminuent leur temps d’antenne. Logique mais incompatible avec les lois du marché. Quelques soient les fluctuations de l’actualité, le monde médiatique ne connait pas la crise. Il fonctionne à débit constant. Quant à nous, formatés, hypnotisés par l’énorme ronron médiatique planétaire, nous consommons chaque jour notre dose régulière de JT. Le premier militaire tué sur un parking de Montauban serait presque passé inaperçu. Les deux suivants forcent l’indignation. Quand tombent l’enseignant et les petites victimes de l’école juive, Toulouse devient  scène de crimes, mélange de cauchemar, de peur, d’inquiétude et de révolte en direct. Responsables, juifs et islamistes, expriment alors la même douleur, la même condamnation, le même refus. Pro-Palestiniens et pro-Israéliens, d’une même voix ! Sarko, Hollande et Le Pen, en chœur. J’attends une déclaration spontanée et solidaire de l’Eglise catholique, pour ses frères monothéistes, mais rien. Un évêque courageux aurait fait l’affaire. Un curé au moins… Il n’y a donc personne ? Pourtant, un des soldats assassinés était catholique. Au nom de quelle hypocrisie l’Eglise s’abstient-elle ? Lui est-il si difficile d’exprimer le rejet de la barbarie sans évoquer le pardon du Barbare et de « ceux qui nous ont offensés » ? Si difficile d’éviter les remous de l’Histoire, les combats et les crimes perpétrés par l’Inquisition, au nom de l’endoctrinement et de la foi… Si difficile de répondre à la question ?:  « Maîtresse ! – Est-on obligé de pardonner à Mohammed Merah ?» (jpjl-photo d'agence) <contact@jeanpierrejeannin.fr> 

Mise à jour le Jeudi, 19 Avril 2012 19:17
 
 

Page 1 sur 6

  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  5 
  •  6 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »
Bannière